Revendication des terres d’Ebo : Qui veut diviser les Banen ?

Revendication des terres d’Ebo : Qui veut diviser les Banen ?

Le retour aux sources du peuple Banen, dans leur réserve naturelle d’Ebo, charrie des intérêts multiformes. Si pour certains, une démarche unitaire, cohérente et dépourvue des visées égoïstes et égocentriques devrait marquer les esprits des organismes internationaux et même du gouvernement de la république, pour d’autres, il est question de créer la zizanie et le trouble dans les esprits pour passer à côté de l’objectif. C’est la leçon à tirer de la dernière invitation de l’honorable Samuel Dieudonné Moth qui a connu une adhésion massive des chefs de cantons et de troisième degré, des élus et de l’élite intérieure et extérieure et dont certains voudraient donner une autre étiquette.

C’est connu, les Banen sont sur le qui-vive. Il faut les restaurer dans leurs droits et sur la terre de leurs ancêtres. C’est l’objectif principal qui, aujourd’hui, réuni tous les Banen tant du terroir que ceux de la diaspora. Et pour ce faire, il existe des associations à multiple niveaux qui ne veulent pas être hors du sujet et encore moins être distraite par des esprits retors qui ne jurent que par la déchéance et la déstabilisation des démarches constructives. Il y a bien eu en 2006, des oppositions à l’érection des terres d’Ebo en parc national et toutes ces oppositions se sont fédérées autour de la commission de suivi de l’affectation et de la valorisation des ressources naturelles des arrondissements de Yingui et de Ndikiniméki. Cette démarche consensuelle a abouti à l’abandon par l’Etat du projet.

L’option de la digression

Dou vient-il aujourd’hui qu’après des consultations de haut niveau entretenues par l’honorable Samuel Dieudonné Moth, qu’on disait insensible à la cause, soit à être traité de tous les petits noms d’oiseaux juste par ce qu’il tient à avoir des résultats qui portent avec la contribution de toutes les forces vives des différentes communautés ? C’est le danger de l’hypocrisie en famille où certains viennent souffler le froid en famille et le chaud auprès des intérêts qui commanditent leurs actions. La rencontre du 13 Juin dernier dans la salle des fêtes de l’Union des Eglises Baptiste Camerounaise (UEBC) à Bonamouti Douala, s’est avérée être une rencontre au sommet. Certains septiques ne s’attendaient pas à la présence de la qualité et de la quantité des personnes qui ont répondu présent à cet appel de l’honorable Moth Dieudonné Samuel. Et pour avoir mené avec beaucoup de maestria cette rencontre ou à chaque fois les personnes ressources étaient consultées avant toutes décisions, les sorciers ont fait tombé leurs masques. Aujourd’hui on veut nous faire comprendre que seul l’association « Le Collectif les Banen disent non » à voix au chapitre dans cette démarche. Et pour cela, il faut diaboliser un député qui est, en plus, un représentant du peuple et qui est pleinement dans son rôle quant à ce qui concerne ce dossier.

Et comme par extraordinaire, on plane en plein fiction dans un journal dont on n’a pas connu la présence d’un représentant dans la salle samedi dernier. Mais alors, le signataire débite des inepties qui trahissent majestueusement les commanditaires d’un article insipide qui ne sied pas avec la réalité. C’est ce qu’on appelle du journalisme fiction. Pour commencer, il n’y a jamais eu de conférence de presse. Et lorsque S.M Victor Yetina parles aussi de conférence de presse dans une interview donnée dans un autre quotidien, il y a lieu de comprendre qu’il sert de paravent pour des intérêts occultes. A ce niveau, on comprend aisément qu’un participant à cette invitation a voulu tronquer la vérité et a induit un professionnel dans une erreur monumentale pour ne pas dire totale. Le Cameroun se fera avec les Banen ou ne fera pas ?

pour paraphraser le Président de la République lors de son voyage à L’Ouest Cameroun. En quoi est-ce qu’être dans le parti au pouvoir est un crime pour qu’on se permette de le rappeler dans un article au vitriol avec des phrases telles : « Alors que le peuple Banen s’oppose farouchement à céder ses terres au profit d’investisseurs étrangers au mépris des droits des communautés locales, le nouveau député du Nkam, qui roule pour le pouvoir, tente de convaincre ses « frères », d’abandonner cette noble bataille contre le gouvernement ».

« Si l’élu du peuple brandit l’argument du respect des institutions et des Lois de la République pour justifier cette sortie médiatique pour le moins curieuse, il reste clair qu’il cache mal son intention de jouer au jeu du pouvoir qui n’a d’autre dessein que d’opprimer les Banen en s’accaparant de leur terre contre vents et marées ». On vogue ici en plein dans l’ineptie, dans le délire, avec des incantations des Hiboux. Pour ceux qui étaient là, y avait-il dans l’ordre du jour, qui a même été amendé, la rubrique abandon de la bataille contre le gouvernement ? Ou alors sortie médiatique de l’honorable Moth sur le dossier ? Non et mille fois non.

On peut comprendre que les commanditaires de cet article n’aient pas eu des éléments forts pour saluer la démarche de l’honorable qui s’est vu honoré de la présence de plus de trente chefs traditionnels donc quatre chefs de Canton présents. Plus encore, des élites de haut vol, dont ceux qui en 2006 ont conduit la pétition auprès du gouvernement contre la mise en place d’un Parc national. Et quand dans cet article on veut nous faire comprendre que seul l’association « Le Collectif les Banen disent non » à voie au chapitre, de quel droit ? Qui a dit qu’elle avait le monopole de la représentation ou de la représentativité ? Si c’est de cette manière qu’elle croit susciter l’adhésion populaire, alors, elle a tous faux. S.M Victor Yetina devrait mieux se pourvoir pour comprendre les susceptibilités qui gouvernent les voies des revendications. Il faudra que ceux qui parlent au nom de cette association, apprennent à assimiler les mots fédération, paix, consensus et unité.

L’objectif unique

En vue de consolider et fédérer toutes les actions entreprises par les Banen tant au Cameroun qu’à travers le monde, et en réponse à l’avis au public N°0011/AP/MINFOF/DF/ SDIAF/SC du 04 février 2020 signé du Ministre en charge des Forêts et de la Faune, l’honorable Samuel Dieudonné Moth a trouvé nécessaire, opportun et même privilégié de réunir tous les Bànen autour d’un objectif commun : la réinstallation des Bànen dans leur aire géographique. Il n’était pas question de l’abandon du combat contre le gouvernement comme on a voulu le faire comprendre dans une publication. Ce 13 Juin 2020 restera comme un jour où les Banen ont pris l’engagement de rester Un et indivisible devant cette situation qui fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Ils étaient nombreux, sortis de leurs régions d’accueil actuel, pour venir contribuer à cette oeuvre de construction d’une reconnaissance, doublée d’un élan de restauration des privilèges dus aux déguerpis de ces zones. Dans cette réunion dont on notait la présence des chefs supérieurs d’Inoubou Sud ; Ndogbiakat, Ndognanga, Ndoktouna et plus d’une vingtaine de chefs de villages, il était question de recadrer les orientations qui vont gouverner le suivi de ce projet qui devrait aboutir à une sortie heureuse de ce litige pour une issue porteuse. Et pour arriver à des résultats probants la diaspora est fortement impliquée et c’est dans cette lancée que plusieurs collectifs se sont constitués dans un élan de coeur en vue de préserver le patrimoine de ce peuple meurtri.

Et pour donner du répondant au gouvernement, et dans un esprit constructif, elles sont nombreuses les associations tant au niveau national qu’international qui militent pour le « Collectif Missi Yi Benen » et poursuivent le même objectif. Le Collectif est ainsi composé des associations suivantes : PBCD (Peuple Banen Culture et Développement), YININDI (Agence de Développement des Banen de la Diaspora), Nikoul USA (Association des Banen résidant aux Etats Unis d’Amérique), Femmes dynamiques de Yingui, Benen Bekim Ba Kotakan, Culture Banen et ADANDIK (Association de Développement de l’Arrondissement de Ndikiniméki). D’où vient-il qu’on voudrait faire avaler des couleuvres aux Banen, que c’est seul l’association Le « Collectif les Banen disent non » qui soit crédible pour parler du sujet ?

Au regard de cet égarement qui n’honore pas la communauté Banen, et où l’on voudrait trouver un malin plaisir à salir l’honorable Samuel Dieudonné Moth, qui a intérêt à voir le peuple Banen divisé ? Qui a intérêt à voir cette démarche échouée ? Tout compte fait, la dynamique unitaire est lancée et les Banen ne répondront que d’une seule et même voix.

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