S.M Jean Paul Signha : «Nous nous levons pour le fait que nous ne soyons pas expropriés de nos terres»

S.M Jean Paul Signha : «Nous nous levons pour le fait que nous ne soyons pas expropriés de nos terres»

Je crois aujourd’hui que la situation est préoccupante lorsqu’on parle de muter les terres de nos ancêtres du régime du domaine national à celui de domaine privé de l’Etat. L’heure est grave et tous les Bànen doivent prendre conscience. Il faut que les Banen se retrouvent dans une sorte de dynamique unitaire.

La rencontre de ce jour, initiée par l’honorable Moth s’inscrit dans un cadre qui a pour but de rassembler tous les Banen afin que nous parlions d’une seule et même voix en ce qui concerne nos doléances pour nos représentants. Il serait souhaitable qu’au sortir d’ici, qu’il n y ait pas dix cahiers de charges ou de revendications mais qu’il y ait un seul.

Même au niveau de la représentation, il faudrait que ce choix soit consensuel. Il faut ici dire que les Banen sont nobles et respectueux des lois et règlements de la République. Concrètement ils ne peuvent pas s’opposer ou alors opposé un choc frontal au le gouvernement. Lorsqu’un projet comme celui-ci est envisagé par l’Etat, la procédure urgente voudrait que les populations soient consultées. Cela veut simplement dire que les concernés doivent émettre leurs avis. Ce qui fait que dans ce cadre légal nous sommes en train d’émettre nos avis à savoir que le classement dans le domaine privé de l’Etat appele à l’obtention d’un titre foncier au nom de l’Etat.

Et dans ce cas, l’aventure devient ambiguë. Dans ce schéma, ces terres peuvent être céder à des tiers ou à des multinationales sans que les communautés n’aient leurs mots à dire. Nous nous levons pour le fait que nous ne devons pas être expropriés de nos terres. Si l’Etat voudrait faire entrer des investisseurs, nous souhaiterions qu’à la base, qu’il y ait un cahier des charges accepté et au préalable négocié. Nous sommes restés calme parce que le respect et la dignité qui nous caractérisent devraient avoir raison d’un certains nombres de démarches. Nous sommes aujourd’hui vent debout par ce qu’il faudrait que dans le cadre de ce projet notre voix doit être entendue. L’Etat doit comprendre que nous sommes angoissés, nous sommes dans la peur.

C’est suicidaire pour nous. Nous sommes déjà des déplacés interne et si nos terres ne nous sont pas remises, qu’elle statut allons-nous avoir ? Et déjà, l’Etat a restauré toutes les chefferies traditionnelles de l’arrondissement de Yingui. Ces chefs ont pour missions de faire rentrer leurs populations dans leurs différents villages. Comment le feront-ils s’ils n’ont pas de territoire ?

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